Une récente étude de Deloitte Survey montre à quel point la e-réputation positive reste un élément fragile à préserver, tout en étant de plus en plus au centre de la stratégie marketing sur internet.Ainsi, lorsqu’on interroge les salariés d’entreprises travaillant sur ou avec internet, 74% d’entre eux reconnaissent qu’il est très facile de porter atteinte à la réputation d’une société sur les médias sociaux comme Facebook ou Twitter par exemple. Pourtant, ils sont 53% à considérer que leurs profils sur les réseaux sociaux ne concernent pas leurs employeurs, même s’ils n’excluent pas la possibilité de parler de leur travail de temps à autres.Et c’est bien là que la difficulté réside, car il est évident que les informations dispensées plus ou moins innocemment par des salariés à propos de leur entreprise peuvent représenter une source non négligeable de renseignements stratégiques pour les concurrents comme pour les détracteurs éventuels. Pourtant, plus d’un tiers des salariés se moquent de ce que pourrait penser leur patron, leurs collègues ou même leurs clients en consultant leurs profils.De leur côté, s’il est vrai que 6 patrons sur 10 estiment que les risques de mauvaise réputation liée aux réseaux sociaux doivent être pris en considération, seuls 15 % d’entre eux s’y intéressent vraiment. Ce paradoxe est complété par le fait que 55% des entreprises n’ont pas de stratégie de présence sur les média sociaux et n’animent pas de profils officiels sur les différents réseaux existants. En revanche, ils sont 30% à surveiller ce que font leurs salariés sur ces mêmes réseaux sociaux.En gros, on a le sentiment que tout le monde s’accorde à dire que les réseaux sociaux sont importants pour l’entreprise, mais qu’au final personne ne s’en inquiète vraiment. Pourtant, au cours des 6 derniers mois, près de 10% des salariés interrogés affirment avoir assisté au licenciement d’un ou plusieurs collègues en raison de « comportements inappropriés sur Internet ». Nul doute que les sites de réseaux sociaux ont probablement supplanté les sites pornographiques dans la catégorie des « comportements inappropriés »…Credits photo : TBSteve